Mathieu Hilfiger, « État de guerre (de la poésie) », (III, 8, inédits)


Mathieu Hilfiger auto-analyse son travail, en observe les strates, résonances et paradoxes, quelles qu’ils soient, comme en un miroir.


« État de guerre (de la poésie) »

 

L’écriture jaillit toujours presque inconsciemment, me plaçant en lecteur de mon propre texte. Ce mouvement garantit moins une maîtrise qu’une forme d’authenticité de la parole. Il répond surtout à un besoin : dire, ne pas garder tout enfoui, laisser affleurer ce qui m’est fondamental. L’écriture répond ainsi à une forte tension interne, un fond de gravité qui paraît parfois insondable.

Ce noyau intime de toute ma création, je le nomme la guerre. Non comme événement historique d’abord, mais comme possibilité toujours ouverte de la barbarie : la lutte des forces de vie contre celles de mort, la tension entre puissance vitale et morbide. Oui, la guerre : le désir d’abolir autrui, la violence qui se repaît de la cruauté. Cette inquiétude m’habite depuis aussi loin que je me souvienne. Le visage incarne autant un appel à la paix (l’ordre silencieux de ne pas tuer) qu’une provocation à la violence (la tentation d’une défiguration, de la rupture du pacte éthique).

Le lyrisme dans mes poèmes, comme le comique ou l’absurde dans ma prose[1] – théâtre en tête –, réfléchissent cette ambivalence et la mettent en scène. Ce sont des modes d’expression privilégiés, presque instinctifs. Ils ouvrent un contrepoint d’espérance face à ce drame qui structure la condition humaine. Cette espérance d’une paix improbable naît d’abord d’une indignation qui refuse la violence. Indignation qui se construit parfois dans un patient chemin initiatique ; parfois sous le masque provisoire de la soumission (comme l’Assistant, dans Faits d’armes) ; parfois encore dans le sursaut d’une défense directe. Dans tous les cas, c’est ce que j’appelle la résistance.[2]

 

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Le « bien » et le « mal » : j’assume l’usage de ces mots, de l’antagonisme qu’ils désignent, dans toute sa complexité – à la condition d’en reconnaître la mutabilité. Car il s’agit bien d’un jeu trouble, instable, traversé par une soif de pouvoir inextinguible. La morale ne m’effraie pas. Elle s’est raréfiée à tel point qu’il me paraît aujourd’hui nécessaire de réemployer ce terme si longtemps décrié par la modernité critique : parler simplement de la manière dont nous nous comportons les uns envers les autres, et vis-à-vis du monde.

En effet, à mon sens, l’enjeu crucial de notre modernité est désormais axiologique. L’idéologie dominante est le nihilisme – ce que Nietzsche avait perçu avec une lucidité précoce. L’essence du nihilisme consiste précisément dans la négation des valeurs, ou plutôt dans leur relativisation jusqu’à l’équivalence générale : tout se vaut, donc plus rien ne vaut – ou a un prix, la valeur économique se substituant à la valeur morale. Dès lors, tout devient possible, tout comportement recevable ; l’indignation elle-même devient absurde. La logique des moyens sans fin qui lui est propre (agir parce que l’on peut, non parce que l’on doit), détachée de toute finalité véritable, engage un processus de destruction systématique du sens. Ainsi, le nihilisme, avec ses traits désormais familiers – individualisme, relativisme, antipathie, brutalité, désincarnation – tend à devenir la figure ordinaire du mal.

C’est dans cet effondrement axiologique que nous vivons, entretenu par un cercle vicieux redoutable : le nihilisme nourrit le désir de destruction ; les innombrables images virtuelles, distordues, l’amplifient ; le sentiment de toute-puissance des figures du Dernier Homme livre les sensibles – les exilés, les fragiles, les rêveurs – à la sidération ou au désespoir. Le vers nietzschéen est juste : « Le désert croît ».

Autrement dit, gloire est aujourd’hui faite à l’invécu et à ses parangons. Le nouveau Dieu est nihiliste, et c’est à lui qu’est voué le culte de la désincarnation. C’est là, me semble-t-il, que réside le cœur du mal : dans l’éloignement de l’incarnation, le désintérêt pour toute matière ; dans la négation de la souffrance ; dans l’insensibilité élevée au rang de valeur, et le défaut d’expérience érigé en norme. Et cela jusqu’à rompre la confiance que nous avions dans les réalités universelles les plus incontestables – seules garantes d’une perception d’un monde un tant soit peu uni, non disloqué – et, partant, le sentiment même d’être au monde. Sachant que la négation de la sensibilité du corps animal entraîne, par extension, celle du grand corps de la Terre.

 

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En somme, c’est exactement ce que la poésie s’attache à célébrer et à défendre. Elle repose sur un principe simple et exigeant : l’amour de la vie et la reconnaissance de l’être, dans sa finitude comme dans sa présence incarnée. Le nihilisme, au contraire, décorrèle l’éthos du télos, la cause de sa conséquence ; il substitue la simple jouissance à la joie née du sens – quitte à épuiser jusqu’à son propre désir. La poésie fait précisément l’inverse : elle oriente le désir vers un horizon de sens vivable, à partir de la présence éprouvée. Le désert croît ? Créons des oasis.

La poésie écoute, ressent, et dit. Et ce qu’elle dit, c’est qu’elle se souvient – pour le rappeler à tous – que nous avons besoin du lieu, et d’autrui qui déjà l’habite ; que notre monde, à sa manière, est un paradis, une maison accueillante ; que les choses qui le constituent, infinies et mouvantes, excèdent l’idée que nous pouvons nous en faire, comme la possession que nous pensons pouvoir en avoir. Certes, cette mise en présence par l’entremise de la parole relève d’une performance impossible, mais telle est pourtant son projet, par amour de la vie. Grâce au poème, le rêve antique d’une alliance entre les mots et les choses ne s’est pas totalement dissipé.

La poésie rêve – peut-être en vain – de réparer la dévastation qui a été faite. Et qui sait ? Peut-être cela reste-t-il possible, puisque nous sommes les parlants, vivants par et dans les mots. Quelques instants épiphaniques – expériences fugaces de l’absolu immanent – nous donnent même à croire à cet impossible accord.

 

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J’écris, puis je lis. Et ce que je constate, c’est que ces textes pensent les rapports de domination, constitutifs des relations humaines ; et, au-delà, du mode de présence de l’homme au monde : asservissant autant ses semblables que ses cousins animaux, et son propre monde, jusqu’à en altérer l’habitabilité même. Ils dessinent un champ de force dans lequel il s’agit de se tenir, où vibre la tension entre domination et résistance, autorité et liberté, guerre et paix, insensibilité et sensibilité. Voilà ce qui travaille l’écriture en profondeur : le désir versatile, tiraillé entre amour et haine, besoin d’aimer et de tuer. C’est un état de guerre.

Un état de guerre que les tenants du sensible – comme les poètes – n’ont jamais été si proches de perdre de manière irrévocable, tant est abîmée en son centre la possibilité même de l’empathie : la conscience. C’est sans doute cela que j’avais besoin de dire, au fond : la raréfaction de la capacité à éprouver conduit à l’appauvrissement de l’expérience, puis à l’antipathie, antichambre de la guerre.

 

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Cet affrontement fondamental irrigue intensément les deux textes réunis dans le livre La tour des corbeaux suivi de Faits d’armes : un récit et un dialogue qui se répondent, s’éclairent l’un par l’autre, au point de ne pouvoir être entendus séparément.

Le dialogue Faits d’armes met à nu la réversibilité de la haine et le danger suprême – toujours actuel – du mensonge lorsqu’il prend les traits de la vérité, jusqu’à en inverser les rôles et dénoncer la vérité comme mensongère. Le retournement du rapport de force entre les deux personnages ne signe pas une inversion morale, mais une révélation : celle d’une vérité longtemps bafouée et étouffée. Le Professeur, prétendu résistant, se dévoile collaborateur d’un système autoritaire, tandis que son Assistant apparaît porteur d’une éthique profondément poétique. Le subalterne conserve secrètement, puis de manière manifeste, une nette supériorité morale. Il avance masqué, subissant la parole autoritaire et coupante du Professeur, ainsi qu’un processus d’endoctrinement doux, d’initiation au mensonge officiel. Mais incorruptible, il ne fait que mimer temporairement la servitude – à moins qu’il ne rejoue malgré lui certains gestes de la domination – jusqu’au moment du basculement, où tombent les vrais masques et où la révolte éclate à la face grimée des agents du pire. Comme pour la poésie, la résistance est ici d’abord verbale, fragile mais tenace : un acte de foi dans la parole juste, même fautive syntaxiquement – le fameux « loin s’en faut » –, mais vraie éthiquement.

L’autre texte du livre, le récit La tour des corbeaux, aborde en creux la question de la guerre – sa structure d’arrière-fond – dans une veine plus métaphorique et parabolique, mais non moins essentielle : psychique, morale et existentielle. Il donne à voir la montée d’une emprise idéologique terrible sur un groupe déjà disposé à cette forme de violence qu’est l’endoctrinement. La fascination des corbeaux pour la pire des hiérarchisations verticales figure une violence profonde, à la fois symbolique et réelle. Une telle organisation suppose en effet une soumission extrême, mêlée d’humiliation et d’admiration. Le malheur des corbeaux sera de rencontrer cette tour, sur laquelle ils projettent leur fantasme de supériorité. Elle devient alors un lieu d’enfermement, de surveillance et de coupure du monde, faisant basculer leur orgueil en démesure – jusqu’à la chute, déchéance finale :

« Voilà comment, depuis ce maudit hiver, notre peuple sombra, et fit place nette à nos ennemis. […] Notre population décrut sensiblement. Notre poésie battit de l’aile jusqu’à s’échouer en bas, tout au bas de la tour, parmi les fougères, les ronces et le silence. »[3]

 

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Les formes du récit et du dialogue, plus directes que celle du poème, ne détournent pas la question de la guerre : elles la concentrent, la mettent à nu, pour faire entendre combien le danger est proche. Ce livre donne forme à une inquiétude centrale : celle d’un mal qui ne dit pas son nom et se dissimule derrière le langage lui-même – dans les discours, les justifications, les valeurs inversées. Il avance sous les habits du bien dans Faits d’armes, ou conduit déjà à une destruction irréversible dans La tour des corbeaux.

Ces textes évoquent la guerre non seulement comme événement sanglant, mais dans ses formes multiples et ses effets les plus profonds : l’ensauvagement du langage, l’usure de la vérité, la destruction de l’altérité, la disparition de l’empathie. Surtout, ils montrent comment le mal, une fois banalisé, devient possible sous nos yeux. Le livre se tient alors comme des « paroles de résistance », pour reprendre le titre de la postface de Jean Marc Sourdillon : un effort pour conjurer ce mal par le simple fait de dire, coûte que coûte.

Aujourd’hui, l’espace de lutte le plus intense ne se situe pas seulement dans la vaillante Ukraine meurtrie, qui oppose une résistance héroïque à une soif d’anéantissement, ni à Gaza, où la violence s’est faite moins visible sans cesser d’être meurtrière, mais dans la parole elle-même.

Prenons garde, chers amis : la tension entre les aspirations à aimer et à dominer, à relier ou à soumettre, travaille la langue comme jamais. Le rôle premier des poètes n’est pas de délivrer de message. Mais, qu’elle le veuille ou non, la poésie, sous toutes ses formes, est engagée dans ce combat : œuvrer pour que la parole ne cède pas aux violences du pouvoir, qu’elle échappe à l’instrumentalisation, au dévoiement, à la corruption, et continue d’ouvrir un espace de vérité singulière.

C’est cela qui habite ce livre : comment continuer à parler, à écrire, sans faire le jeu de la barbarie ? C’est sans doute ce qui me pousse à écrire : garder le fil permettant de retourner dans l’abri où peut encore trembler une vérité possible.

La guerre permanente est épuisante ; l’inventivité ne suffit pas à l’apaiser. Mais la parole peut encore résister.

La guerre n’est pas d’abord un accident historique, aussi odieux soit-il, mais un risque permanent, parce qu’enraciné dans l’être humain lui-même, dans ce « désir de guerre » que Freud a décrit. Un risque qui dépasse de loin sa principale expression politique (le nationalisme). La guerre est une réalité qui structure nos relations aux autres – bêtes comprises – en les organisant sous des formes de pouvoir (comme dans Faits d’armes) et volonté de puissance (comme dans La tour des corbeaux). Ce livre est donc politique, en ce sens qu’il relève du politique.

On pourrait dire que ces deux textes sont portés par cette urgence éthique : écrire, ce n’est pas seulement se souvenir, mais résister. Car résister et se souvenir procèdent d’un même geste. D’une part, parce qu’il n’y a pas d’empathie sans mémoire (mémoire des peines vécues, par soi comme par autrui). D’autre part, parce que l’anamnèse permet de retrouver en nous les expériences fondatrices de l’enfance – cette intimité première avec le monde – et de les incorporer à une parole singulière consciente de la valeur de vivre.

Faits d’armes désigne clairement la liberté créatrice, inventive et affranchie, comme une forme de résistance face aux trahisons de ce que peut être l’humain, sans éluder l’engagement direct face à la menace de la soumission ou de la mort. L’inventivité subversive y est portée par la figure absente d’un troisième personnage : l’Auteur, déclencheur de la crise, absent, haï, et pourtant inoubliable. Cette énergie proprement débordante ne relève pas d’un désordre anarchique, mais manifeste une libération en acte de l’esprit. Le désir de contrôle abhorre cet élan vital, foncièrement littéraire, parce qu’il interroge l’autorité dans son principe même, jusqu’à démasquer l’illusion d’un académisme stérile (celui du Professeur) et à redonner voix à un esprit de résistance, à la fois critique et poétique.

Cette pensée constitue l’axe profond de l’éthique de la poésie : un amour de la vie, nourri par la mémoire de l’intensité d’être. L’éthique poétique est ainsi une archive active : mémoire du perdu, mais aussi de la possibilité de son retour, par-delà la douleur. À ce titre, elle se montre singulièrement apte à affronter le mal spécifique qu’est la falsification de la parole.

J’écris comme en me lisant, en lisant ce que je devais écrire. Je m’écris. Ce livre tire une parole qui sait, intérieurement, que la barbarie est toujours tapie quelque part, prête à surgir – quand elle n’a pas déjà surgi –, pour balafrer le monde de sa haine mensongère et de son mensonge haineux. Le plus grand danger, je le répète, est l’oubli même de la possibilité de la vérité : de sa valeur, de sa portée. Mais l’acte d’écrire peut encore dénoncer et défier cette violence, sans en épouser les formes.

La même gravité habite ces deux textes, qu’il s’agisse de la retenue mélancolique de La tour des corbeaux ou de la grimace brutale de Faits d’armes. Ils composent un diptyque construit autour de ce noyau essentiel qu’est la guerre – cette barbarie effective –, contre laquelle se dresse l’esprit de liberté, cette résistance véritable.

J’ai écrit ce livre, comme les autres, par nécessité – existentielle et éthique –, éprouvée à la fois comme chagrin face à la mort, comme indignation devant le désir de destruction, et comme aspiration à l’amour, inséparable d’une sécurité originelle perdue.

 

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Malgré tous les conditionnements, malgré toutes les blessures, l’empathie demeure l’objet d’un choix individuel. La guerre est toujours d’abord intérieure, morale, avant d’être extérieure, manifeste. Elle ne devient physique que lorsqu’un ordre violent n’obtient plus ce qu’il désire : la soumission complète, jusqu’à la défiguration de la notion même de vérité. Elle procède alors par contrôle, manipulation, fascination, endoctrinement des masses. La langue devient dès lors la première des armes, le premier terrain où se joue la violence, dans une lutte décisive entre vérité et manipulation.

Amis de la poésie ! Souvenons-nous de l’avertissement d’Orwell : « La Révolution sera complète quand le langage sera parfait »[4], c’est-à-dire lorsque son vocabulaire aura été si réduit, sa puissance – intrinsèquement subversive – si domestiquée, qu’il ne sera même plus capable de critiquer l’ennemi, encore moins d’imaginer de projets d’existence, mais seulement obéir (et de faire obéir) à l’ordre despotique. C’est cette confrontation radicale que met en scène Faits d’armes. La parole est de fait un champ de bataille, le lieu même où la poésie est engagée à se dresser contre la barbarie qui travaille déjà, de manière plus ou moins souterraine, à saper la condition même de la liberté : la parole. Certes, créer signifie déjà s’opposer, par l’infini travail d’imagination et de réparation du langage. Mais créer en étant lucide sur le degré d’avancement de la catastrophe, c’est résister.

Ne cédons pas au désespoir : ne laissons pas croître en nous le désert, même s’il s’étend, effectivement, tout autour de nous. Luttons pour que notre réalité intérieure ne devienne pas le miroir de la réalité extérieure.

 

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Parfois je me sens si transpercé par la violence, inscrite en moi dès le plus jeune âge, que je crains de voir ma révolte se transformer, à son tour, en violence : en colère. Alors je vois les visages enjoués de mes filles, ou bien un paisible paysage, ou encore une bête – pure innocence – dans les bras de celui qui en prend soin. Et tout redevient chagrin et amour. C’est ainsi que le soin – des blessures des autres, avant les miennes – est devenu très tôt, en contrepoint de la guerre, le dessein intime de mon existence.

Je demeure convaincu que l’amour finit toujours par l’emporter sur la haine ; que le désir de vie dépasse celui de mort. Parce qu’il est un besoin humain fondamental, premier par rapport à la haine. L’amour entraîne l’amour. Mais aussi parce que je crois qu’il existe dans le monde un amour encore plus grand – illimité, en vérité – que celui que nous croyons connaître. Un amour infant, à la mesure de la tendresse d’une aube, d’un animal innocent. Une émotion puissante, tenue en réserve, que la littérature, avec l’enfant, a la charge de révéler.

 

Mathieu Hilfiger

 

Mathieu Hilfiger, La tour des corbeaux suivi de Faits d’armes, postface de Jean Marc Sourdillon (« Paroles de résistance »), Corlevour, 2025, 80 pages, 16 €.

 

 

[1] Un absurde existentiel, où l’étrangeté procède non d’une transgression du réel, mais d’un dérèglement du rapport au sens, à la parole et à la présence, rendant le monde familier soudainement inhabitable.

[2] Cette confrontation apparaît notamment dans mon théâtre, et de manière de plus en plus explicite : la guerre de tous contre tous dans Les Résidents (Thot, 2018) ; la cruauté technocratique dans Aux archives (Édilivre, 2017) ; la guerre menaçante dans Samson sur la colline (Thot, 2018) ; la guerre portée jusque dans l’espace dans Proxima Centauri (Le Ballet Royal, 2018) … Et plus encore dans des pièces inédites telles que Patrocle et La Glanée.

[3] La tour des corbeaux, p. 27, excipit.

[4] George Orwell, 1984, I, V, trad. Amélie Audiberti, Paris, Gallimard, p. 80. Sur cette question, cf. « Issu(e) de l’exil », Mihaela-Genţiana Stanisor, entretien avec Mathieu Hilfiger, Alkemie, 2025/2, « L’Aliénation », n°36, janvier 2026.