La mort de Zéno Bianu (III, 8, disparitions)


Poesibao apprend avec beaucoup de tristesse la disparition de Zéno Bianu qui a tant compté dans la vie poétique française. 


 

Cet article sera complété et enrichi dès que possible. 

Je me suis permis d’emprunter cette photo au post Gallimard sur Facebook ainsi que ce texte : 

Les Éditions Gallimard ont la grande tristesse d’annoncer la mort de Zéno Bianu,75 ans, ce matin 9 janvier à Paris.
Poète, auteur dramatique, orientaliste, traducteur, il fut l’un des signataires du « Manifeste électrique » qui secoua la poésie dans les années 1970. Son œuvre fut d’emblée multiforme, interrogeant à la fois l’écriture, le théâtre, le jazz et l’Orient. Ses textes, denses et vibrants, entraient volontiers en résonance avec les figures limites de l’art : d’Antonin Artaud aux poètes du « Grand Jeu », de Van Gogh à Yves Klein, de Chet Baker à John Coltrane, de Méliès à Pasolini. Ses poèmes, entre séisme et lumière, étaient pareils à des silex qui garderaient en eux les échos des profondeurs et l’éclat d’un embrasement.
De nombreux comédiens les donnèrent à entendre, notamment Jean-Marc Barr, Denis Lavant ou Tchéky Karyo qui réalisa une magnifique version chantée de son « Credo ».
Zéno Bianu a publié chez Gallimard l’essentiel de son œuvre poétique : d’ »Infiniment proche » aux « Anges récidivistes », du « Désespoir n’existe pas » au « Pierrot solaire ». Et plusieurs anthologies majeures : « Haïku », « Les Poètes du Grand Jeu » ou encore « Petit éloge du bleu ».