La mort de Claude Louis-Combet


Poesibao apprend à l’instant par l’intermédiaire de Christophe Esnault la disparition, avant-hier, 24 novembre 2025 de l’écrivain Claude Louis-Combet.


Ecrivain français, Claude Louis-Combet était né à Lyon le 30 août 1932 – Il est mort le 24 novembre 2025.



Voici quelques-unes de ses dernières parutions : 

  • L’Origine du cérémonial, José Corti, 2012
  • Huysmans au coin de ma fenêtreFata Morgana, 2012
  • Paysage des limites, Folle avoine, 2012
  • DadoÉditions Virgile, 2012
  • Suzanne et les Croûtons, L’Atelier contemporain, 2013
  • Dérives, photos d’Élizabeth Prouvost, Fata Morgana, 2014
  • Dado, de fer et d’os, photos de Domingo Djuric, MEP, 2014
  • Bethsabée, au clair comme à l’obscur, José Corti, 2015
  • Dichotomies, suivi de Aube crucifèreÆncrages & Co, 2015
  • Rue de la Solitude – Landier, Ateliers du grand tétras, 2015
  • Invités de la Nuit – Sur les Visages de Jacques Le Scanff, Fario, 2017
  • Charles Péguy, l’initiation, éditions La Guêpine, 2017
  • Né du limonFata Morgana, 2017
  • Aube des chairs et viscèresFata Morgana, 2021
  • Toutes les bêtes sont mortelles, Éditions Corti, coll. « Domaine français », 2021
  • Christine l’admirable, Éditions Corti, coll. « Domaine français », 2022


Je reprends ici une courte biographie publiée sur le site d’un de ses éditeurs, Corti : 

Philosophe, Claude Louis-Combet est traducteur d’Anaïs Nin (La Maison de l’inceste, Éditions des Femmes, 1975) et d’Otto Rank (L’Art et l’artiste, Payot, 1976), éditeur chez Jérôme Millon de textes spirituels (Abbé Boileau, Histoire des flagellants, 1986 ; Jean Maillard, Louise du Néant, 1987 ; Berbiguier de Terre-Neuve, Les Farfadets, 1990), et auteur de “mythobiographies” et de récits.

Ce goût pour la sensualité trouble conduit Claude Louis-Combet à revisiter la mythologie païenne (Le Roman de Mélusine, Albin Michel, 1986 ; Le Bœuf Nabu, Lettres vives, 1992) ainsi que l’imaginaire chrétien (Marinus et Marina, Flammarion, 1979 ; Mère des croyants, Flammarion, 1983 ; Beatabeata, Flammarion, 1985 ; Le Chef de saint Denis, Dijon, Ulysse fin de siècle, 1987) et dans ses essais (L’Enfance du verbe, Flammarion, 1976 ; Du sens de l’absence, Lettres vives, 1985 ; Écrire de langue morte, Rennes, Ubacs, 1986 ; Le Péché d’écriture, Corti, 1990 ; Le Don de langue, Lettres vives, 1992 ; Miroirs du texte, Deyrolle, 1995), il cherche à retrouver cette “langue des grands fonds” qui règne “entre le nid des entrailles et l’écume de la Voie lactée”.

Chez Corti, il a notamment publié, en 1997 L’Âge de Rose, évocation de sainte Rose de Lima, en 1998, Le Petit œuvre poétique, en 1998, Le Recours au mythe, et deux autres mythobiographies, les Errances Druon, sur le saint Druon d’Artois et Bethsabée, au clair comme à l’obscur, sur les amours de Rembrandt et Hendrickje Stoffels, sa dernière maîtresse.

Un fonds Louis-Combet est en cours de constitution à l’université de Besançon.

On peut écouter ici un grand entretien Avec Jean-Yves Masson (audio seul)